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Itération de l’espèce, vous ici n’êtes pas entré sans avoir plié votre peau à un bizutage de lumière. La ville appelle et vous force l’irruption d’un des infinis visages, puis il reste du sang sur le nom frappé ; la montagne invisible, quand elle n’a plus l’écho, elle peut être ébranlée. Mon visage est le rameau fantasque du sexe de tous, échantillon de la peau mondiale ; un nom le délimite, comme une plante expansive dans un pot. Le visage est pure arboration.
Les gens n’évoluent pas dans le temps et dans l’espace, ils émettent des instances depuis cela que , intimement. Les êtres sont inconnaissables, la cité n’est pas à même. Nul n’apparaît deux fois mais son symbole ; de saluts échangés entre symboles, qui n’est pas seulement symbole pour dire ce qui n’a pas seulement eu lieu. Tels visages au dehors, doubles de mes avortons, ne me pardonnent pas de m’être tôt condamné dans mon développement à ne pas être eux ; filiation, qu’ils me doivent seule à passer au miroir de la peau, impardonnable, ce n’est pas dans la ville qu’il fallait libérer les visages.
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Itération de l’espèce m’ayant été l’inconnu, l’individu puis l’intime ; c’est au cœur, entre les deux tyrannies de l’oracle et du cri qui positive, juste au moment où vous n’étiez pas dieu, mais encore et déjà au parfum, que notre entente était la meilleure, que j’aurais dû briser là, où nous détruire aurait entraîné la ville ; en deçà de ma faim et de la contradiction, vous êtes passé trop près, vous m’êtes tombé dedans. Nous avons perdu connaissance, nous sommes entrés en fusion ; et comme mes souvenirs commencent par un, je ne parle qu’au nom de cela qui regrette à ce qui , de sans nom.
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Quand le passage d’un être secret deviendrait irréfutable, la cité gonflera toujours ses chiffres avant d’admettre le mouvement, conclura par un mort et un né. Je pénètre et suis pénétré de toutes parts sur un plan symbolique sans entrer davantage en connaissance de mon désir ; le corps de la cité a faim d’une population de symboles et à ce rythme, quand il ne sera plus question que de l’hiver dans les conversations des bouches je n’aurai plus le sens, avec l’espèce, de ce que sont la neige et le froid autour de la peau. Paris n’est pas une ville humaine mais une orgie de visages qui jouit ses corps.
Pour un semblant d’identité, la vibration du nom et la règle de l’os se draguent ou s’éconduisent selon l’éclairage, comme serrure et clef donnent ou non lieu. Sous mes yeux encore trop les mêmes, on a fait répéter mon nom, la lumière a filtré entre les deux symboles et plus en deçà que la faim, m’a découvert. Telle caresse et subitement j’y ai une nouvelle pudeur, je renfile brusquement le vêtement de terre, pour m’y faire oublier la peau. Mais l’écho avait décuplé la montagne avant même qu’on ait su mon nom, dans toutes directions qui dégagèrent le centre ; la lumière du jour, pour un jour, me reconduit par la différence de la roche. Il ne s’agit, pour passer, que d’avoir changé, mais n’avoir changé qu’à peine, pour ne pas me perdre entre les jours ni perdre le jour au-dessus de .
Faim ce qui par le visage m’exploite et inhibe à sa source le désir. Faim le désir de la ville à laquelle tout ce que j’émets n’est que rendu. La ville veut pénétrer entière dans son chiffre, la ville veut faire l’économie des bâtiments, il y a des êtres mitoyens par une couche unique de peau. Qu’il n’y ait plus d’aire où se dire les noms, mais le sens de la ville pour respiration.
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Le visage se tenait trop près de parler pour rester longtemps une province du corps. Autour de la bouche est devenu son fait, sa fable. La neige, désir de personne, la neige efface les pas dans la neige ; le visage croit, au-dessus de la neige, en sa sempiternité. Jusqu’à ce qu’une douleur passée dans la phrase, annonciation et météorite, en effondre la syntaxe et révèle dans sa béance que ce n’était pas tout le langage.
Autour de la bouche est devenu son cri dans le désert.
J’ai peut-être blessé mon visage pour ne pas le perdre, j’ai peut-être poignardé le sable dont chaque grain est trop un miroir. Bientôt, l’étendue reflète le signal et la sensation. Le désert n’est pérempteur de baptême qu’en ce qu’il rend caducs l’eau du baptême, la communauté et ce à quoi baptisé. Le commerce des visages est spéculatif, autotélique. Il méprise la fusée de détresse dans le désert et le corps. Le bâtiment divertit le sable. Paris divertit les déserts.
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Un peuple de nus se passe de ville, un peuple de nus se connaît par cœur, et les visages s’étendent sur tout le corps.
